Sur les rayons des libraires - Les putes voilées n'iront jamais au paradis - Chahdortt Djavann - Roman - Grasset

L'auteur
 
Chahdortt Djavann est née en 1967, dans une famille laïque, en Azerbaïdjan où son père, grand féodal, fut emprisonné et où tous ses biens furent confisqués. Depuis 1993, elle vit à Paris où elle a étudié l'anthropologie. Elle est romancière et essayiste de langue française et de nationalité française. 

Elevée "dans l'amour des livres et la détestation des mollahs", à la Révolution iranienne, elle est forcée d'arrêter de lire de grands auteurs français pour étudier le Coran et elle est voilée de force. A l'âge de 13 ans, elle sera incarcérée trois semaines pour avoir manifesté contre le régime.

Critique de l'intégrisme musulman, " ceux qui veulent imposer leur vision totalitaire d'un islam politique et prosélyte", elle déclare que la critique des religions est "non négociable" et invite "l'immense majorité des musulmans silencieux de France" à manifester contre l'idéologie islamiste.

Chahdortt Djavann est l'auteure d'une dizaine d'ouvrages, notamment Bas les voiles ! (Gallimard, 2003), La Muette (Flammarion, 2008), Je ne suis pas celle que je suis (Flammarion, 2011), La dernière séance (Fayard, 2013) et Big Daddy (Grasset, 2015).

En 2003, elle recevra le Grand prix de la Laïcité pour son pamphlet contre le voile islamique dans lequel elle fait une analyse anthropologique et historique du voile islamique et de sa portée culturelle, traditionnelle, psychologique, sociale, sexuelle, juridique et politique ; elle demande que le voile des mineurs soit reconnu comme une maltraitance à leur endroit : « Voiler une mineure signifie qu'elle est nubile... Le voile définit la mineure comme un objet sexuel... Le voile définit la femme psychologiquement, socialement, sexuellement et juridiquement comme sous-homme. »

En 2004, Chahdortt Djavann sera faite Chevalier des Arts et des Lettres.

Le roman

Ce roman vrai, puissant à couper le souffle, fait alterner le destin parallèle de deux gamines extraordinairement belles, séparées à l'âge de 12 ans, et les témoignages d'outre-tombe de prostituées assassinées, pendues, lapidées en Iran.

Leurs voix authentiques, parfois crues et teintées d'humour noir, surprennent, choquent, bousculent préjugés et émotions, bouleversent. Ces femmes sont si vivantes qu'elles resteront à jamais dans notre mémoire.

Les mollahs islamistes, corrompus et hypocrites, qui les persécutent et les condamnent à mort en criant « Allah Akbar ! », font régner la terreur pour combattre le péché suprême du plaisir charnel.

La dureté de ce quotidien bouleverse, intenable et insupportable. Et la narratrice interrompt soudain le fil de la fiction tant elle a besoin de dire que ce livre ne s'invente pas. Ici, la frontière entre la réalité et la fiction est aussi fine qu'un cheveu de femme.

À l'heure où parler de la question sexuelle dans le monde arabe vous rend immédiatement coupable d'islamophobie, Chahdortt Djavann exerce pleinement le droit d'être libre et de le dire crûment. Et surtout courageusement.

Quelques extraits choisis

À Mashhad, ville sainte située au nord-est de l'Iran, en se rendant à son travail un ouvrier découvre le cadavre d'une femme étranglée avec son tchador. « Instantanément, il pensa qu'il ne fallait pas confondre le scénario, certes improbable mais très bien ficelé, d'une série américaine avec ce qui se passait dans ce pays bordélique où tout allait mal. Qui mènerait ici une enquête digne de ce nom pour une pauvre femme dont la vie ne valait que la moitié de celle d'un homme ? Déjà que la vie d'un homme ne valait pas grand-chose... »

Deux heures plus tard, lorsque la police arrive, les habitants de la rue se sont tous agglutinés autour du cadavre et les avis fusent : « Mais personne dans le quartier ne la connaît. Ça devait être une traînée de pute. », « Moi, j'ai entendu une fois un gardien dire qu'il faudrait exterminer toutes ces femmes qui répandent le mal et pervertissent les croyants. », « Il faut laisser son corps, comme un chien, pour que les autres traînées la voient. », « Ce n'est pas un assassinat, c'est du nettoyage, c'est de la désinfection, de la purification. » (comme exterminer celles et ceux qui ne croient pas en Allah, les homosexuels, les athées,...?), "Tout d'abord, ce n'est pas un être humain, c'est une pute, et l'islam dit que si après deux avertissements une pute n'arrête pas son activité, on peut la tuer. »...

Une des deux héroïnes, Zahra, fut mariée par son père à l'âge de 12 ans, alors qu'elle n'avait pas encore eu ses règles et que ses seins n'avaient pas encore poussé. « Une fille si belle est un danger permanent, une tentation diabolique même pour ses propres frères. » Elle fut obligée de quitter l'école, non sans chagrin. Le lendemain, elle racontera à son amie Soudabeh l'autre héroïne du roman sa nuit de noce qu'elle résumera ainsi : « C'était comme enfoncer d'un coup de marteau un clou. Ça fait mal, ça déchire, ça saigne, puis ça pique. » Dans les faits : "Son époux avait dépucelé la gamine sans égard ni tendresse. Brutalement. Ce qui l'avait fait jouir puissamment. Préparer sa très jeune épouse avec des caresses et des baisers, l'exciter de sorte que son vagin fut humide et prêt à être pénétré était une vision avilissante et dégradante pour la sexualité virile des hommes de son milieu. On pénètre sa femme avec force, d'un coup, comme on enfonce une porte. Comme on viole. On pénètre sa femme vagin sec et fermé avant qu'elle n'écarte les cuisses comme une pute. »

Fessad est un mot perçant d'origine arabe qui peut signifier la corruption, la perversion, la débauche. Ici, il désigne la prostitution. « Et où se niche la racine de Fessad si ce n'est entre les cuisses des femmes ? Des femmes de rue. Des putes. Quelle Fessad, quelle Mal, quelle Immoralité pouvait être pire que l'entrejambe ouvert des prostituées pour un système qui ensevelit la féminité sous le voile ? » « Il est primordial de savoir que, selon la législation islamique en vigueur en Iran depuis l'instauration du régime khomeinyste en 1979, la prostitution est un crime dont le châtiment est la peine de mort. Et si la prostituée est mariée, elle sera condamnée à la lapidation. Cette loi est écrite noir sur blanc et attribuée comme toujours, à la volonté d'Allah, sans que l'on ait demandé l'avis de ce dernier. »

En Iran : « La sécurité des femmes n'a jamais été aussi en péril que depuis que les dogmes islamiques font office de loi dans le pays. Dès qu'une femme cherche une rue, à l'air perdue, paraît hésitante, flâneuse, rêveuse, pensive, gaie, souriante ou même triste, dès qu'elle a une démarche élégante, une paire de chaussures voyantes, un voile glissant, un jean moulant, un manteau un peu court, dès qu'elle est maquillée, jeune, belle, où laide..., elle est abordée par des mâles, à pied ou en voiture, à l'affût de proies. » (N'est-ce pas aussi vrai, en Occident, dans certains quartiers de nos villes ?)

« La prostitution n'a jamais été aussi répandue dans le pays à cause de la pauvreté de l'immense majorité de la population, du trafic de la drogue, en particulier l'opium et l'héroïne. Dans les milieux pauvres, les filles, les sœurs, les épouses, les mères se vendent pour payer la dose de leurs pères, frères, maris, fils, quand ce n'est pas pour les nourrir ou pour payer la leur.... Les multiples sanctions économiques internationales, la mauvaise gestion gouvernementale, les sommes exorbitantes dépensées pour soutenir, depuis des décennies, Hezbollah, Djihad islamique, Hamas, Ennahdha, Frères musulmans, Assad et compagnie... ont entraîné une inflation vertigineuse et la pénurie de tous les produits, y compris alimentaires. Bénie soit l'idéologie islamique !...

« Le nombre de prostituées n'est pas connu, mais la traite sexuelle est devenue une des activités les plus lucratives en Iran. Depuis 2000, selon l'O.N.G. Coalition against trafficking in women, il y a eu une augmentation de 635 % du nombre des adolescentes prostituées. Les adolescentes fugueuses sont violées dans les premières 24 heures qui suivent leur fugue. Et la plupart ne sont jamais retrouvées par leurs parents et vendues au réseau de prostitution. Des milliers de filles et de femmes iraniennes ont été vendues à l'étranger, notamment à Dubaï, à Abu Dhabi... »

À Mashhad, les meurtres de femmes étranglées avec leur tchador et retrouvées dans le caniveau se sont multipliés jusqu'à ce que « l'assassin » soit arrêté. Il reconnaîtra 16 de ces meurtres. Ancien combattant de la guerre Iran-Irak, fervent musulman, il s'est défendu en plaidant non coupable : « Je refuse le mot assassin. Je n'ai assassiné aucun être humain. Je n'ai fait que mon devoir de musulman : j'ai essayé d'éradiquer la Fessad ! » La mère de l'assassin, sa femme, son fils de 12 ans, ses frères, ses amis, ses collègues, et même certains journalistes ainsi qu'un bon nombre des habitants de la ville, à quelles exceptions près approuvèrent son acte: « C'est un bon musulman qui a accompli son devoir. Il s'est sacrifié pour éliminer des saletés de femmes qui méritaient la mort... » Il fut surnommé Fessad Shékane : « Celui qui déracine et brise l'Immoralité, le Mal. »

Après avoir, dans un premier temps, nié avoir eu des relations sexuelles avec certaines de ses victimes avant de les éliminer, l'assassin a reconnu : « J'ai eu des relations inappropriées avec les prostituées avant de les étrangler avec leur tchador. » Il a donc d'abord  été inculpé pour adultère, crime dont le châtiment en Iran est la peine de mort, y compris pour les hommes, même s'ils ont droit à quatre femmes officielles. Selon la charia lorsqu'un homme commet l'adultère, il ne déshonore pas sa femme, mais un autre musulman, en lui volant son bien : mères, sœurs, femmes, filles ou nièces d'un homme car celles-ci constituent son nâmous que l'on pourrait traduire par « l'honneur sexuel de l'homme incarné dans le corps de la femme. » Les femmes sont donc indubitablement les biens des hommes de leur famille et elles restent jusqu'à leur mort sous tutelle masculine.

Les mollahs sont parvenus à tirer leur épingle du jeu mais aussi à en clarifier les règles en passant à la moulinette la moralité de l'éliminateur du Mal et en examinant à la loupe sa faculté de discernement islamique. Pour ce faire, le mollah juge en charge de l'affaire, détermine si une vie est mahdourodam, c'est-à-dire sans valeur. Lorsqu'un « sang » est déclaré sans valeur, tout bon musulman a le droit, et plus que ça le devoir, de l'éliminer.

En finale l'assassin fut condamné à être pendu. Contrairement à ce qui se passe habituellement en Iran sa pendaison n'a pas été publique. Les images qui ont été diffusées sont celles d'un corps pendu, dans une pièce, d'un homme de sa carrure, dans le même pyjama de prisonnier, sans que son visage soit identifiable. Jusque-là, lui et les membres de sa famille s'exprimaient fiers, confiants et arrogants sur les chaînes publiques. Depuis sa supposée pendaison on n' a plus entendu parler de personne.

Mais rendons la parole à une des prostituées assassinées. « Même lorsque je mendiais, je cachais entièrement mon visage pour que les gens ne voient pas que j'étais jeune et belle, de peur d'être agressée et violée. Ou pire encore, qu'on me jette de l'acide au visage. Ça existe. Une belle femme est maléfique. Beaucoup de gens ne supportent pas sa. Ça rend les hommes incontrôlables. Et vous ne pouvez rien faire. Rien. Pas même porter plainte. On vous accusera. Une belle femme qui s'assoit au coin de la rue est coupable. Même si c'est pour mendier. »

Les clients des prostituées sont de tous les milieux, qu'ils soient hommes d'affaires, politiques ou religieux : « Ses nouveaux patrons lui avaient expliqué que ses nouveaux clients ne seraient pas de pauvres types qui économisaient trois sous pour se payer une éjaculation rapide, mais des hommes très riches, des hommes d'affaires, des millionnaires, voire des milliardaires, en quête d'un plaisir exceptionnel. Ces hommes avaient connu de très belles femmes, de très belles putes, avaient voyagé à l'étranger, où, eux-mêmes étrangers, s'étaient offert des filles de toutes nationalités, russes, américaines, chinoises, italiennes, françaises, tchèques... dans des palaces cinq étoiles à travers le monde. Ils avaient fréquenté les plus grands lieux de plaisir en Amérique, en France, en Chine, à Dubaï, en Russie, au Japon..., la plupart avaient l'expérience des orgies et des partouzes en tout genre... pour eux, la pute devait être en lingerie de grand luxe et offrir un service sexuel raffiné, accompagné de caviar, de champagne, de vodka, ou de cocaïne de première qualité. » « Pour se payer les services de la plus belle pute iranienne, il fallait mettre le prix, et le prix était faramineux. Une nuit avec la Persane, champagne et caviar compris..., pouvait coûter des dizaines de milliers de dollars à un émir du golfe. »

La tartuferie des mollahs est sans limites et c'est ainsi que l'islam a inventé le sigheh. Un « bon » musulman peut ainsi louer les services d'une prostituée et assouvir avec elle tous ses fantasmes et perversions après s'être momentanément marié avec elle, pour un laps de temps déterminé, contre monnaie sonnante et trébuchante versée à un mollah marieur. Le sigheh est conclu pour une durée variable pouvant aller d'une heure à plusieurs années. L'islam légalise ainsi la prostitution, la supériorité de l'homme par rapport à la femme (celle-ci n'ayant ni le droit de refuser le sigheh ni de l'utiliser à son avantage) et garantit l'accès au paradis d'Allah à tous les pervers sexuels.

Plus révoltant encore, en Iran : « La pédophilie n'est pas un crime dans ce pays ; même sans drogue, beaucoup de familles pauvres se débarrassent de leurs filles dès l'âge de sept, huit ans (et parfois plus jeunes encore, quatre à cinq ans) en les mariant un homme six ou sept fois plus âgés qu'elles. Ce sera toujours une bouche de moins à nourrir ; et puis, une fois mariée, si la fille tombe dans la drogue et la prostitution, c'est de la responsabilité du mari et non du père... Naître fille dans ce pays est un crime en soi. Vous êtes coupables parce que pas mâle. Et vous êtes pute parce que fille. »

Les crimes restent impunis parce que les enquêtes sont bâclées et notamment parce que la charia des mollahs iraniens ne permet pas l'autopsie du corps d'un musulman, pas même celle du corps d'une pute musulmane - pour les études de médecine, des corps de non-musulmans sont utilisés.

« Beaucoup de filles ont été abusées sexuellement très jeunes, souvent par l'oncle maternel ou paternel, et presque toutes ont été battues par leur père et humiliées dans leur féminité. Sans parler du fait que leur mère elle-même les a souvent traitées de putes dès l'enfance... L'humiliation féminine est devenue générale et nationale dans notre pays, puisque ce sont les lois elles-mêmes qui écrasent les femmes, leur dérobent les droits les plus élémentaires et les définissent comme des sous-hommes . On est bonne à être mariée, donc forniquée, dès neuf ans, pendue ou lapidée dès 12 ans, mais à 20 ans on ne dispose pas de son cul. Femme, vous ne disposez jamais de votre corps ni de votre vie dans ce pays. La loi vous l'interdit. »

« J'ai eu une enfance très difficile. Ma mère ne savait pas ce qui se passait à la maison quand elle n'était pas la, et elle ne le sait toujours pas, je ne le lui ai pas dit. Quand ma mère partait au travail, mon grand-père et mon oncle, tous deux drogués - nous vivions avec eux depuis la mort de mon père-, amenaient des hommes à la maison et m'enfermaient dans la pièce avec. Dès dix ans, j'étais déjà pute. Officieusement. Après, ils me criaient dessus en me traitant de pute. »

Quelques commentaires et réflexions

Après ce témoignage, un parmi des centaines voire des milliers d'autres car ils se multiplient chaque jour, est-il encore possible d'imaginer un islam qui serait compatible avec nos valeurs occidentales : liberté, égalité, fraternité et respect de la Déclaration universelle des droits de l'homme ? Qu'il nous soit permis d'en douter.

L'Iran, aujourd'hui la République islamique d'Iran, est un pays qui compte plus de 80 millions d'habitants. Chahdortt Djavann, avec courage, nous démontre, preuves, à l'appui que c'est une large majorité (pour ne pas dire : « l'immense majorité », expression chère à nos politiciens de gauche) de sa population qui vit et pratique avec zèle la loi islamique : la charia.

L'Iran n'est pas une exception ; du Pakistan aux pays du Maghreb, en passant par l'Arabie Saoudite, le Qatar, tous les pays du golfe, le Yémen, l'Égypte, et de plus en plus la Turquie, sans oublier la corne de l'Afrique et toute la zone subsaharienne, l'islam intégriste pousse ses racines et inocule son cancer idéologique.

Devons-nous dès lors être naïfs à ce point pour croire que les populations immigrées de ces pays ne seraient que celles opposées aux mollahs et aux imams et que, dans leur « immense majorité », elles auraient renoncé à leurs croyances, à leurs pratiques religieuses et au respect de leur charia barbare et mortifère ?

Partout en Occident, et l'actualité récente le démontre et le met en évidence, existent des zones de non-droit dans lesquels les mollahs et les imams exercent leur influence néfaste. La charia, l'excision, la pédophilie,... y sont couramment pratiquées avec la complicité coupable d'un certain personnel politique qui, par clientélisme, est prêt à toutes les compromissions.

Comment est-il encore possible de rester sourd et aveugle aux cris d'alarme de ces enfants, de ces femmes et de ces intellectuels, hommes et femmes, qui de tous les pays de la terre d'Allah et de nos contrées nous appellent au secours ? L'islam ne s'humanisera et ne fera son aggiornamento que si nous les écoutons et leur donnons la parole. Il en va probablement de notre survie mais aussi de la survie des toutes ces populations opprimées. 

Comment est-il encore possible que de pseudos défenseurs de la laïcité, des femmes et des hommes qui se disent de "gauche", ferment les yeux sur ces drames et taxent "d'islamophobes" celles et ceux qui dénoncent les inégalités sexistes et les exactions qui en découlent ? Pire encore, ce sont les mêmes qui défendent ce symbole inique, le voile islamique, de la supériorité de l'homme sur la femme, de la bestialité sur l'humain.

Ce n'est qu'en soutenant et en aidant toutes celles et ceux qui militent pour le respect mutuel, et pour l'égalité de toutes et de tous que nous œuvrerons pour un monde meilleur. Chaque concession faite à une religion, quelle qu'elle soit, est un pas fait en direction de l'obscurantisme, une lumière qui s'éteint et des ténèbres qui s'épaississent.

Mais rien ne vous oblige de penser comme nous.

Sources

Wikipédia.
Grasset. "Les putes voilées n'iront jamais au paradis" - roman - Chahdortt Djavann.
Charlie Hebdo numéro 1237 du 6 avril 2016.