Pour lutter contre le radicalisme l'État doit lui-même se radicaliser

Cette affirmation n'a rien d'antinomique mais le rappel de quelques définitions est peut-être nécessaire pour la comprendre. Pour ce faire, nous nous en référerons au Petit Larousse.

Radicalisme : attitude d'esprit et doctrine de ceux qui veulent une rupture complète avec le passé institutionnel et politique. Attitude d'esprit d'une intransigeance absolue

Radicaliser : rendre plus intransigeant, plus dur.

À partir de ces deux définitions, on peut mieux appréhender comment en se rendant plus intransigeant, plus dur, vis-à-vis du respect de ses lois et des Droits de l'Homme, l'État serait mieux armé contre ceux qui veulent faire table rase de notre passé institutionnel et politique et pour qui tous les moyens sont bons pour y parvenir y compris pour certains le recours à la violence et à la barbarie.

Pour défendre ces valeurs qui nous sont chères et que, utopie peut-être, nous souhaiterions universelles, valeurs que nous appelons Liberté, Égalité, Fraternité auxquelles nous ajoutons Respect de l'autre et Savoir-vivre ensemble, nous devons faire preuve de courage en nous opposant de toutes nos forces à tout ce qui pourrait les mettre en péril. Pour défendre ces valeurs notre liberté d'expression doit être totale.
Plus particulièrement au cours du siècle dernier, des millions d'hommes et de femmes ont payé de leur vie pour que nous puissions vivre en paix, en toute liberté et en toute sécurité. Aujourd'hui, cette paix, cette liberté et cette sécurité sont gravement menacées.

Et ce ne sont pas les mines de circonstance que nos dirigeants affichent lors des cérémonies commémoratives de ces tristes événements qui nous rassurent.
Nous attendons d'eux  qu'ils posent des actes forts, ce n'est qu'à cette condition que pourra se rétablir la confiance de la population dans les gouvernements et les médias.

De tous temps, des religions et des idéologies totalitaires ont voulu étendre leur hégémonie afin d'imposer au plus grand nombre leurs dogmes et leurs règles en tentant d'annihiler toute liberté de pensée et toute liberté d'expression par le recours à la violence, à la guerre, voire au génocide.
Religieux et politiques se sont souvent associés pour asseoir leur pouvoir et asservir les peuples. C'est pourquoi il est indispensable, pour que les Droits de l'Homme puissent s'exercer en toute plénitude, de dissocier, sans concession aucune, le politique du religieux.

Aujourd'hui, ce sont l'islam, l'islamisme radical et les djihadistes qui s'en prennent tant insidieusement qu'ouvertement à nos valeurs occidentales fondamentales. Certains nous traiteront d'islamophobes, voire de racistes. Nous leur répondrons que nous dénonçons et combattons avec la même vigueur toutes les dérives des autres religions et des autres dictatures idéologiques (misogynie des religions monothéistes, idéologies totalitaires, banquiers et multinationales sans scrupules, etc.)
Nous pensons que la moindre concession faite à l'un de ces régimes ne fait que le renforcer et le conforter dans son idéologie conquérante et mortifère.

C'est pourquoi nous attendons de l'État qu'il fasse respecter sa Constitution et ses lois, que le respect des Droits de l'Homme soit la ligne directrice et infranchissable des politiques qu'il mène afin que tous les citoyens puissent vivre en paix et en toute convivialité.
Pour cela, il faut qu'ils soient tous égaux, sans exception, devant la loi et ce n'est pas parce que l'article un de notre Constitution le proclame qu'il en est ainsi au quotidien.

La Belgique, avec Bruxelles pour capitale, capitale aussi de l'Europe, est de plus en plus souvent montrée du doigt par de nombreux pays étrangers. Elle est alors nommée capitale du djihadisme, capitale du trafic d'armes et plaque tournante du trafic de la drogue. 
Il est devenu indispensable que nos gouvernants rendent à l'État, aux lois et aux Droits de l'Homme la place qui leur est due, sans plus tergiverser.

Il est irresponsable de brader notre pays à une religion qui n'a pour but que de l'asservir à ses dogmes et à sa barbare loi religieuse.
Aucun culte ne doit bénéficier de dérogations à la loi et au respect des Droits de l'Homme. 

Il est intolérable qu'une religion puisse afficher ses symboles au sein de notre Parlement alors que les élus qui les portent sont censés représenter l'ensemble de la population.

Il est intolérable qu'une religion puisse être financée par des capitaux provenant de pays qui financent le djihadisme et qui ne respectent pas les Droits de l'Homme.

Il est intolérable que des représentants d'une religion puissent venir dans notre pays prêcher la haine de nos valeurs et réclamer leur abolition.

Et pour faire bref, car la liste est longue, il est intolérable que les règlements de nos prisons soient adaptés à des exigences religieuses, que des abattages rituéliques puissent avoir lieu chez nous, que les menus de nos cantines soient modifiés en fonction de préférences religieuses.

Tous les exemples cités ont fait l'objet de vives réactions au sein de notre population. De très nombreux citoyens se sont insurgés contre de telles dispositions mais ils n'ont été entendus que par très peu d'élus. Tout cela a créé de très vives tensions et d'inquiétantes ruptures parmi les citoyens. Pour s'en convaincre, il n'est que de voir ce qui circule sur le Net et dans les médias.

Chaque concession faite à une religion ne fait qu'attiser ces dissensions, ne fait que renforcer la communautarisation, renforce les partis extrémistes et fascisants.

Voilà pourquoi il est indispensable que l'État se fasse respecter et qu'il respecte ainsi l'ensemble des citoyens en appliquant strictement les lois promulguées et en ne tolérant aucune atteinte aux Droits de l'Homme. Ce n'est qu'en rendant aux citoyens une parfaite égalité que nous pouvons espérer un retour au mieux Vivre ensemble. Ce n'est qu'en disant haut et fort aux radicalistes que nous n'acceptons pas et que nous n'accepterons jamais de nous soumettre à leur religion et à ses diktas.

Mais est-il encore temps ? 
Nous pensons que pour lutter contre le radicalisme, l'État doit lui-même se radicaliser. 
Mais rien ne vous oblige à penser comme nous.

C’est l’Etat qui doit imposer ses lois aux religions et non les religions qui doivent imposer les leurs à l’Etat !