Le marteau sans maître

Le 19 février 2015, sur son site Internet, le Vif l'Express publiait un article intitulé : « L'armée belge compte toujours une dizaine d'extrémistes », relayant ainsi une information publiée par le quotidien De Morgen. 

Lofti Aoumeur est ce djihadiste verviétois qui a menacé Bruxelles et Paris d'attentats dans une vidéo diffusée sur VTM. Il avait suivi une formation militaire en Belgique.
Le problème s'est déjà posé aux Pays-Bas où trois ex-militaires ont rejoint la Syrie. 
Une dizaine d'ex-militaires français combattraient également aux côtés de l'État islamique. 
En Belgique, les services de renseignements l'affirment, un certain nombre de djihadistes belges, une dizaine, ont opté pour une carrière militaire.

Le ministère de la Défense affirme qu'ils sont étroitement surveillés par le Service Général du Renseignement et de la Sécurité (SGRS). 
Si des faits contraires à la loyauté militaire ou aux valeurs démocratiques sont découverts, le ministère de la Défense, indique sa porte-parole Ingrid Baeck, interviendra et leur licenciement pourrait même être envisagé. En attendant, l'armée n'a pas le droit de licencier les extrémistes tant qu'il n'y a pas de faits avérés.

« Un soldat qui fume un joint court plus de risques d'être licencié de l'armée qu'un soldat qui est membre de Blood&Honour ou un militaire dont le but est de mener le djihad en Somalie » a déclaré Dirk Deboodt de la CGSP Défense en janvier 2013.

Mais qu’attendent nos ministres et nos parlementaires ?
Ne sont-ils pas censés assurer notre sécurité ? Ne devraient-ils pas, de toute urgence, envisager une loi permettant l'exclusion immédiate et sans indemnité aucune de tous les extrémistes, aussi bien des forces armées que de tous les services de sécurité et de police ?
Y a-t-il encore au sein de notre Gouvernement et de notre Parlement des individus conscients de leurs devoirs et notamment de l'obligation qu'ils ont d'assurer la sécurité de notre pays et de ses citoyens ?

Alors qu'en Belgique le niveau d'alerte terroriste a déjà été porté au niveau trois sur une échelle qui en compte quatre, l'État forme de potentiels djihadistes et non seulement les initie au maniement des armes et à la stratégie militaire, mais leur permet aussi de connaître la configuration de nos casernes et notamment les lieux où sont entreposées les armes ainsi que leur nombre.
Comment nos responsables peuvent-ils justifier leur inaction ? 
Ont-ils oublié que plusieurs commissariats de police ont déjà été attaqués afin d'y dérober des armes ?

Dans le but louable d'assurer une plus grande proximité avec les populations d'origine étrangère, la police a recruté et formé des policiers issus de ces communautés. Si la majorité de ceux-ci assument avec honneur et probité leurs devoirs, il en est malheureusement parmi eux quelques-uns qui se sont radicalisés. Certains quartiers, notamment dans les grandes villes où leur présence était censée apporter le calme et la sécurité sont devenus des zones dans lesquelles les autochtones, et principalement les femmes, y sont injuriés, menacés, le code de la route n'y est pas respecté, etc. 
Les policiers extrémistes affichent ouvertement leur haine pour les non-musulmans et leur racisme vis-à-vis des occidentaux. 

Avec le niveau trois d'alerte que nous avons connu mais que nous pouvons connaître à nouveau, les policiers rentrent avec leurs armes chez eux.
Quel usage en feraient les policiers radicalisés en cas d'événement majeur grave, en cas d'attentat, d'émeutes, etc. ?
Ces policiers extrémistes connaissent les endroits où dans les commissariats sont stockées les armes et le nombre de celles-ci. Cela représente un danger réel et c'est la raison pour laquelle ils devraient être relevés de leurs fonctions et immédiatement exclus de la police.

Nous attendons rapidement des actes forts de la part de nos représentants, afin de remédier à ces situations intolérables et irresponsables.
Si par malheur, suite à cette incurie, des drames devaient survenir, l'État et ses dirigeants en seraient tenus pour responsables.

Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs nos représentants, faites votre devoir.
Il n'y a pas de temps à perdre.