Djihadisme ? Vous avez dit djihadisme ?

Le Djihad, dans la religion musulmane est un effort, la guerre sur soi-même.
Mais aujourd’hui, en Occident, le djihadisme est de plus en plus assimilé à la guerre sainte contre les mécréants et est devenu synonyme de fanatisme et de terrorisme. 
N’oublions cependant pas que l’Occident a encouragé le djihadisme lors des confrontations avec le communisme en Afghanistan, par le financement des brigades fondamentalistes.
C’est depuis que certains djihadistes, après leur guerre sainte en  Syrie, en Irak et au Yemen où ils ont reçu un entraînement militaire, sont revenus en Occident transformés en terroristes, que nous avons pris conscience d’un phénomène longtemps sous-estimé, notamment en Algérie confrontée au GIA.

Sans faire d’amalgame, on ne peut dissocier les actes terroristes djihadistes de leurs liens avec la religion musulmane.

Comme les Croisés partis combattre les Infidèles, se livrant à un véritable massacre lors de la prise de Jérusalem avaient un lien avec le Christianisme.
Comme l’Inquisition, l’extermination des Cathares, avaient un lien avec le Christianisme.
Comme les bûchers lors de la dictature morale imposée par Calvin en Suisse, avaient un lien avec le protestantisme.
Comme les Chouans combattant les républicains mécréants sous le symbole du Sacré Cœur de Jésus avaient un lien avec le catholicisme
Comme les Evangélistes américains les plus tarés ont un lien avec le protestantisme.
Comme les Colons israéliens les plus fous ont un lien avec le judaïsme.
Le djihadisme barbare a un lien avec l’Islam comme le massacre de la St Barthélemy avait un lien avec le catholicisme.

Tuer au nom de Dieu relève d’un fanatisme, d’un intégrisme que l’on peut trouver sous une forme plus ou moins latente dans toutes les religions, particulièrement dans celles qui prétendent détenir La Vérité, persuadées que leur Dieu est l’Unique.

Tous ces djihadismes sont nourris par le primitivisme religieux.
Toute religion qui inculque un catéchisme récité livre la raison à la fureur de la croyance.
Tout idéologisme dogmatique débouche sur une forme de djihadisme

Le massacre réalisé dans le musée juif à Bruxelles et dans les locaux de Charlie Hebdo sont la forme la plus brutale, la plus délirante de l’affirmation d’une religion.
Mais il s’en est trouvé  invoquant la nécessité de comprendre la sensibilité des musulmans outragés, de calmer le jeu, de ne pas échauffer les esprits, au besoin en s’excusant.
Mais s’excuser de quoi ? 
S’excuser d’oser penser que l’islam est atteint d’une maladie grave, appelée 
 « islamisme » ? 
S’excuser d’avoir osé traduire cette maladie par un dessin, juste un petit dessin ? Depuis le 11 septembre, le monde est régulièrement ensanglanté par des attentats commis par des islamistes. 
Il ne se passe guère de jour sans qu’on lise dans la presse un nouveau méfait commis par des groupes se revendiquant de l’islam.
Et on voudrait que les non-musulmans dans leur ensemble reconnaissent que l’islam est une religion de paix et d’amour ?

On a un problème, un vrai problème : comment faire pour continuer à faire monde commun avec ceux-là qui estiment que leur sacré doit être respecté absolument ? 
Avec ceux qui, sous prétexte qu’un dessin serait de mauvais goût, ont le très mauvais goût de penser qu’on devrait en interdire la diffusion ?

Une tolérance gentille ne suffit pas.
L’inacceptable ne peut être accepté.

Je ne sais pas ce qu’est le « vrai » islam, et j’ai tendance à penser qu’il n’y a pas plus de vrai islam qu’il n’y a de vrai catholicisme ou de vrai judaïsme
Il y a cependant des hommes et des femmes de bonne volonté dans toutes les religions.
La foi qui est un acte d’intimité ne doit pas être critiquée mais la religion doit pouvoir faire l’objet d’un débat.
Le blasphème, la critique, l’apostasie, l’athéisme sont des droits fondamentaux et non des crimes ! 
Les religions sont multiples mais aucune ne détient la Vérité.

La religion est une affaire privée, qui doit rester dans le privé et qui doit s'exprimer avec discrétion et sans ostentation.

Les cours de religion et de morale laïque gagneraient à être remplacés par un cours de citoyenneté, de philosophie et d'histoire des religions qui permettrait, une comparaison, une connaissance des religions et par conséquent un choix éventuel philosophique ou religieux plus raisonné.
L’école n’a pas pour but de transmettre ou de défendre des doctrines religieuses :
Liberté, égalité, libre expression, respect de la personne et non pas des idées ou des doctrines : voilà des valeurs que doit défendre l’Ecole.

Le projet de la Fédération Wallonie-Bruxelles d’instaurer un cours de citoyenneté en remplacement d’une heure de religion en  2016 dans l’enseignement officiel seulement est contesté par 
l’Ecole libre catholique, via des diatribes dans la presse, affirme haut et fort que « cela » n’est pas nécessaire ni souhaité dans l’enseignement libre. 
Les élèves de l’enseignement libre n’ont-ils pas « besoin » d’un cours de citoyenneté ? 
La Ministre de l’enseignement Joëlle Milquet vient d’affirmer que les cours de religion ne seront jamais supprimés de l’école libre. 

Commentaires

Le but d'une école et de transmettre un savoir et d'apprendre le savoir vivre ensemble et non de contribuer à l'enseignement des doctrines. Les cours de religions n'ont pas de place à l'école. cela fait partie de la sphère privée. Il est évident qu'une ministre responsable de l'enseignement issue d'un parti nommé chrétien auparavant et transformé en humaniste par après n'est pas neutre dans ce processus de décision. Si certains souhaitent un enseignement au nom abusif de "libre" qu'ils le finance entiérement sur leurs fonds et abandonnent les aides de l'état laïque. Qu'ils respectent également un programme officiel afin de conférer des diplomes.