De la viande de chien bientôt dans nos assiettes ?

Le 21 juin, la minorité Zhuang célèbre le solstice d'été à Yulin, en Chine, par « Le Festival de la viande de chien et des litchis » perpétuant ainsi une coutume ancestrale vieille de plus de cinq siècles. Lors de ces festivités plusieurs dizaines de milliers de chiens (de 10.000 à 60.000 selon les sources) sont mangés, des tonnes de litchis sont englouties et l'alcool de riz coule à flots.

Selon les croyances des Zhuangs, et pour en tirer le maximum de bénéfices pour le corps humain, l'animal doit être saigné lentement et sans étourdissement pour obtenir une viande riche en adrénaline. Toujours sans étourdissement, le chien est alors éviscéré est dépecé avant d'être cuit et préparé selon une recette séculaire.

La cynophagie est une pratique alimentaire qui consiste à se nourrir de viande de chien. Cette pratique fait partie de la culture culinaire de nombreux pays et notamment des pays asiatiques. Des traces de cynophagie ont été mises à jour pour l'époque gauloise. La consommation de viande de chien semble avoir été répandue dans l'Antiquité romaine, la civilisation aztèque et un peu partout sur la planète. Al-Muqaddasi est le premier géographe tunisien qui évoque la cynophagie dans le Sud tunisien. En France, on trouvait encore des boucheries canines au début du XXe siècle et récemment, les grandes guerres furent autant d'occasions de se rabattre sur des viandes de qualité perçue comme inférieure ; pendant la guerre franco-prussienne de 1870, les boucheries de viande de chien furent nombreuses à Paris : le marché au chien se tenait alors rue Saint-Honoré. La consommation de viande de chien a, semble-t-il, toujours cours à titre privé, dans certaines régions rurales reculées de Suisse.

Actuellement, l'élevage de chiens destinés à être mangés se fait principalement dans deux grandes zones du monde : en Afrique (sud-Sahara, forêt équatoriale et tropicale, et certaines zones de savane de l'Ouest et du bassin du Congo) et en Asie (Chine, Corée jusqu'à l'est sibérien, sud-est et sud-ouest asiatiques).

Aujourd'hui, le chien étant considéré essentiellement comme un animal de compagnie (certains propriétaires allant même jusqu'à le considérer comme un membre à part entière de la famille, l'industrie de l'animal de compagnie l'a très bien compris et se développe sans limites : nourriture, toilettage, loisirs, funérailles, etc.), de telles pratiques horribles et cruelles sont planétairement dénoncées et critiquées.
Cette année, l'annonce du festival de Yulin a fait le tour de la Toile en quelques heures, suscitant des centaines de millions de réactions indignées dans le monde entier y compris en Chine où la population bourgeoise de plus en plus nombreuse possède maintenant des chiens comme animaux de compagnie. Tous s'y sont mis, responsables politiques, acteurs et actrices, représentants du show-business, jusqu'aux simples citoyens lambda. À titre d'exemple, en France, Slade FR avait recueilli au 22 juin plus de 3.890.000 signatures sur une pétition mise en ligne.

Si la cruauté envers les animaux suscite de plus en plus de réactions dans le monde entier, tous les animaux ne sont cependant pas considérés de la même manière. Sur tous les continents des associations de défenses des animaux se sont créées et de nombreux pays ont légiféré sur le bien-être animal. Dès 1986, l'Union européenne a mis en place différentes législations concernant le bien-être animal. En Belgique, la loi du 22 mars 1929 punit les actes de cruauté envers les animaux. Pour la première fois dans une législation moderne, l'animal est perçu comme devant être protégé pour lui-même. Le 14 août 1986 est votée la loi relative à la protection et au bien-être animal. Certains vont même encore plus loin : les déontologistes fondent la morale sur des droits et réclament donc des droits pour les animaux.

Alors, en Belgique, bientôt de la viande de chien dans nos assiettes ?
Quand on voit comment les lois et les règles relatives au bien-être animal sont détournées, il est permis de se poser la question. Pourquoi ceux qui parfois possèdent un animal de compagnie auquel, à juste raison, ils voudraient qu'on ne fit aucun mal, autorisent-ils  l'abattage rituel et toute la souffrance animale qui en résulte ?
 Y aurait-il une échelle de la souffrance animale, qui voudrait que celui-ci souffre plus s'il est un animal de compagnie (le chien) que s'il est un animal domestique (le mouton) ?

À contre-courant de l'évolution mondiale qui se soucie de plus en plus du bien-être animal, les communautés musulmanes et juives persistent dans la barbarie et la cruauté envers les animaux en évoquant des préceptes culturels et religieux pour justifier leurs actes. De l'aveu même de son président, l'Exécutif des musulmans de Belgique reconnaît que les adeptes de telles pratiques (l'abattage sans étourdissement) constitueraient même une large majorité parmi les croyants.

Voyons comment la viande de chien pourrait arriver dans nos assiettes. La civilisation chinoise est la civilisation actuelle dont les origines sont les plus anciennes, environ 4000 ans. La civilisation « chrétienne » remonte à un peu plus de 2000 ans. Quant à la civilisation « musulmane » elle date de 622, année de l'hégire.

Selon différentes sources, le nombre de musulmans en Belgique représenterait 6 % de la population, soit environ 660.000 adeptes. Les Chinois et autres immigrés du sud-est asiatique seraient quant à eux, en recoupant diverses sources (dont le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme) environ 60.000 (estimation de 2010) sur le territoire belge. Il y aurait parmi ces derniers très peu d'illégaux toujours selon le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme.

La population chinoise de Belgique ne cesse d'augmenter. Cette augmentation est principalement alimentée par des étudiants ayant choisi nos universités pour faire leurs études, par des hommes d'affaires, dans une moindre mesure par le regroupement familial et enfin par le tourisme (Liège Airport accueille maintenant des touristes de plus en plus nombreux venus de l'Empire du Milieu).

Est-il inconcevable que, cette population immigrée augmentant, certains de leurs représentants veuillent un jour ou l'autre célébrer dans notre pays le Festival de la viande de chien et des litchis ?

Quel serait alors l'attitude de nos responsables politiques face à une telle demande ? On peut supposer, du moins dans un premier temps, qu'ils opposeraient un non catégorique à cette requête, arguant du fait que, de par la loi belge et les règles européennes, ces pratiques cruelles et barbares n'ont pas leur place sur notre territoire. Que représente le poids électoral de 60.000 électeurs potentiels ? Nos dirigeants n'oseraient alors imaginer le nombre de voix qu'ils perdraient en accordant une telle autorisation. Que de mémés tombant en syncope, que d'enfants en pleurs, que d'associations pour la protection des animaux dans les rues, que de lobbyistes au service de l'industrie de l'animal de compagnie assaillant leurs bureaux, etc. Le jeu n'en vaudrait pas la chandelle. L'électorat chinois ne fait pas le poids face à l'électorat musulman auquel nos chers élus, clientélisme oblige, offrent la possibilité de commettre les mêmes forfaitures.

Mais le gouvernement chinois pourrait alors réagir : fini notre chocolat sur les tables pékinoises, finies ou limitées nos exportations vers cet immense marché si juteux et si prometteur. 
Retour immédiat dans la danse des banques, des industriels, des lobbyistes et de la manne céleste qui les accompagne. Il faudrait très peu de temps avant que nous n'assistions à de nombreux retours de vestes et que la viande canine fasse son apparition dans nos assiettes.

Nos édiles ne manqueraient d’essayer de nous convaincre qu'il y va de notre intérêt. 
Certes, on reparlerait peut-être à cette occasion que tous les Chinois ne sont pas parfaits, que la maffia sévit aussi chez eux à travers de dangereuses triades.
Mais après tout, cette population chinoise mérite autant que la population musulmane qu'on lui accorde la possibilité de pratiquer ses rites ancestraux telle qu'elle l'entend. 
Ne sont-ce pas des rites religieux qui méritent tout notre respect ?

  • Les Chinois, chez nous, sont pacifiques. Très peu sont des illégaux.
  • Quelques membres de leur communauté n'ont pas pour but de faire de la Belgique un état inféodé à leur religion ni d'en changer les lois pour en revenir à une justice telle que pratiquée au Moyen Âge.
  • À notre connaissance, certains d’entre eux ne financent aucun mouvement terroriste.
  • À part quelques enseignes tapageuses à la devanture de leur restaurant, ils sont très discrets, polis, parfois jusqu'à l'obséquiosité, et en général très calmes. 
  • Quelques membres de leur communauté n'ont pas commis d'attentat et n'ont pas défilé dans nos rues en arborant les drapeaux d'organisations terroristes. 
  • Certains membres de leur communauté n’injurient pas les dames qui ne se vêtent pas selon leurs coutumes. 
  • Leurs filles ont le libre choix de leur époux. Elles sont émancipées,  se promènent cheveux au vent, ne sont pas remarquables dans l'espace public. 
  • Quant aux hommes de leur communauté, on peut les rencontrer dans les dancings, dans les bars, aux terrasses des cafés en compagnie de leurs amies et compagnes, dans les administrations, dans les services publics, bref partout, vêtus à l'occidentale.
  • Nous n’en  voyons pas quelques-uns pratiquer en rue leurs rites religieux, ni où que ce soit d'ailleurs, les Chinois préférant pratiquer le culte qu'ils rendent à leurs ancêtres dans l'espace privé plutôt que dans l'espace public. Leurs temples sont discrets et ils ne revendiquent pas leur multiplication.
  • Certains membres de leur communauté n'haranguent pas les foules par des prêches leur promettant les pires châtiments  si elles n'adhèrent pas à leur religion. 
  • Certains membres de leur communauté n'exigent pas d'espaces de prière aménagés dans les lieux publics, dans les bureaux, dans les usines et n'exigent pas que leurs aliments soient préparés selon des diktas religieux et qu’ils soient dûment étiquetés dans les rayons des grands magasins.
  • Nous n'avons pas connaissance que des actes antisémites aient été commis par certains tout comme nous ne les avons jamais vus profaner des cimetières. 
  • Les Chinois apprécient notre enseignement (ils sont de plus en plus nombreux à rejoindre nos universités). Ils respectent leurs enseignants, ne les injurient pas. Les Chinois suivent tous les cours, ils n'en boycottent aucun. Ils ne sont ni négationnistes ni révisionnistes. Leurs garçons et leurs filles fréquentent les piscines aux mêmes heures.

En un mot comme en cent, les Chinois sont parfaitement intégrés dans notre société. Il n'y a donc aucune raison que nous ne leur accordions pas le droit de manger du chien, même abattu sans étourdissement.

Rassurez-vous, la probabilité de retrouver de la viande de chien dans vos assiettes est quasi nulle. Tant pis si vous espériez un jour voir figurer à la carte des restaurants la soupe au foie de chihuahua, les croquettes de loulou de Poméranie ou encore le labrador au gingembre accompagné de nouilles sautées et de pousses de bambou. Vous ne trouverez pas non plus dans les rayons de vos magasins ni confits de caniche, ni rillettes de Saint-Bernard.

La communauté chinoise est parfaitement intégrée en Belgique, il ne s'agit donc ici ni de lui prêter de mauvaises intentions ni de la vilipender.

Vous aurez compris que cette fiction n'a d'autre but que de faire prendre conscience à tout un chacun et à la plus grande majorité que les lois relatives au bien-être animal doivent être appliquées sans restriction ni concession aucune. Il est impératif que nous exigions de nos représentants politiques qu'il en soit ainsi.
L'abattage des animaux doit se faire uniquement dans des abattoirs agréés, dans le respect des lois et aussi dans le respect de chaque animal et surtout sans souffrances inutiles. Des contrôles sévères et réguliers doivent être effectués dans ces abattoirs. En cas d'infraction, des sanctions sévères, pouvant aller jusqu'à leur fermeture, doivent être appliquées.

Accorder à l'une ou l'autre communauté, que ce soit pour des motifs religieux ou autres, des 
« dérogations, dispenses et financements », avec de l'argent public, ne peut qu'attiser les différences et les tensions, hélas souvent trop importantes qui existent déjà aujourd'hui et, à terme créer, une situation chaotique, dangereuse et ingérable sur l'ensemble du territoire.

Mais rien ne vous oblige de penser comme nous.