Ce que la presse écrivait il y a 3 mois !

Le samedi 1er août 2015, la plupart des journaux titraient à la Une : « Une école à djihadiste    détourne 30 enfants du primaire ». Dans ce centre islamiste, situé à Liège, les enfants subissent une radicalisation extrême. Quatre djihadistes passés par ce centre islamiste radical ont déjà été condamnés à Liège (les peines dont ils ont écopé varient de cinq ans à 15 mois de prison et les amendes de 6000 € à 1200 €). Parmi les condamnés, certains s'entraînaient au « djihad » dans le domaine boisé de la Chartreuse, à Liège, avec des fusils à air comprimé. Tout comme ils s'entraînent dans nos Ardennes, au sein de notre armée et dans nos forces de police.

Ce centre islamiste, Markaz Attawhid, situé au quai Saint-Léonard à Liège, est le seul qui soit surveillé de très près, à la fois par les services spécialisés de l'antiterrorisme, par la police judiciaire fédérale et la police de Liège. Il y a plus ou moins 1 an, plusieurs parents ont retiré leurs enfants des écoles « classiques » pour opter pour l'enseignement à domicile. Problème : ces derniers envoyaient leurs enfants dans un centre islamiste radical. On parle ici d'enfants âgés de 10,11 et 12 (d'origines diverses : tchétchène, turque, marocaine,... ) qui y subissent une radicalisation extrême. Sous le couvert d'un centre culturel islamique, se cache en réalité un groupe fondamentaliste avec à sa tête deux frères : Islam et Khalil Unsal, belges d'origine turque, qui ont étudié à Médine, en Arabie Saoudite. Sous prétexte que ce n'est pas une école reconnue officiellement, Markaz Attawhid se présente comme « un centre de soutien scolaire », les autorités soutiennent qu'il est légalement impossible de la fermer ! Le travail des autorités a cependant permis que 6 à 8 enfants puissent y être retirés. Il en resterait encore quand même plus de 20 !

Ce qui interpelle également c'est le financement de ce centre. Officiellement, les frères Unsal ne disposent d'aucun revenu régulier et clair. Selon les informations, l'argent proviendrait de deux pays essentiellement : l'Arabie Saoudite et le Qatar.

Comment a-t-on pu en arriver là ? 
Tout d'abord parce que l'enseignement à domicile est autorisé mais sans contrôle vraiment strict. La ministre de l'enseignement obligatoire en Fédération Wallonie Bruxelles, Joëlle Milquet, va présenter un projet de décret pour encadrer de manière plus effective l'enseignement à domicile. On peut déjà douter de l'efficacité des contrôles : par qui et quand seront-ils effectués, à quelle fréquence,..., sachant qu'en Wallonie et à Bruxelles le motif religieux fait de plus en plus partie des facteurs explicatifs pour retirer des enfants de l'enseignement classique. Ensuite parce que le prosélytisme des islamistes radicaux est sans limites. Déjà en 2013, la députée régionale Marion Lemestre (MR) dénonçait des propos tenus par l'ASBL « Les petits savants ». Un certain Cheik Mouhammad Omar Bâzmoul, présenté comme un « docteur en sciences religieuses », s'exprimait sur le site de l'ASBL de la manière suivante : « Il n'est pas permis de les [enfants] inscrire dans les écoles des mécréants, car on craint qu'ils ne soient tentés et qu'on puisse nuire à leurs croyances et à leurs mœurs. Allah est plus savant, il n'est permis, sous aucune circonstance, aux musulmans de mettre leurs enfants dans les écoles des non-musulmans. »

Alors que la Belgique apparaît, une fois de plus, comme une base logistique et de repli pour un terrorisme mutant est opportuniste, guidé à distance par l'État islamique et son sinistre fanzine, Dar al–Islam, doit-on encore autoriser que l'enseignement y soit dispensé dans d'autres établissements que ceux de l'école publique ? Tout comme il est impossible d'exercer un strict contrôle de l'enseignement donné à domicile, il est tout aussi utopique de croire que l'enseignement proposé par des réseaux conventionnels puisse être exempt de tout embrigadement, si ce n'est de mettre à chaque instant un contrôleur derrière chaque enseignant. 
Une première mesure, mais encore faut-il un énorme courage politique pour oser la proposer et l'appliquer, serait d'en revenir à un réseau d'enseignement unique. Beaucoup y sont favorables, tant pour l'amélioration de notre enseignement que pour les bénéfices financiers que l'on pourrait en retirer. 

Aujourd'hui le terrorisme islamique n'est plus national, ni pyramidal, mais horizontal, mais pratiqué par des pairs, membres d'une même famille ou d'un même voisinage, unis par des liens matrimoniaux. Cette nouvelle levée d'apprentis terroristes obéit à une stratégie définie par l'idéologue de l'État islamique, Abou Moussad al–Souri, pour qui l'Europe est la première cible car elle est considérée comme le ventre mou de l'Occident. Il recommande de « toujours viser les endroits fréquentés, tels que les lieux touristiques, les grandes surfaces, les synagogues, les églises, les loges maçonniques, les permanences des partis politiques, les lieux de prêches des apostats, le but étant d'installer la peur dans leur cœur. » 

Faut-il, devant de telles menaces, multiplier les lieux où les salafistes radicaux peuvent instiller le poison de leur idéologie meurtrière ? Certaines mosquées dans lesquels les Frères musulmans prêchent le radicalisme ont été fermées, entre autre, en Égypte et en Tunisie. La France, par la voix de son Premier ministre, Manuel Valls, s'est dite prête si nécessaire à fermer des mosquées et à dissoudre des associations qui s'avéreraient suspectes de sympathie ou de complicité avec l'islamisme radical et le djihadisme, en ce compris les commerces qui alimentent financièrement le terrorisme. Pourquoi ne pourrions-nous pas faire de même en Belgique plutôt que de multiplier les lieux où cette idéologie peut se répandre ?

Il ne faut pas se leurrer, la menace d'actes terroristes est beaucoup plus importante que ce que veulent bien nous en dire les médias, incitées à la minimalisation voire au silence par le politique « soucieux ? » de ne pas affoler la population. 
Le 20 août 2015, Pieter VAN Ostaeyen, historien et spécialiste de l'islam, sans exclure pour autant une attaque ou un incident dans le futur, estimait que le message audio dans lequel des menaces étaient proférées à l'encontre de la Belgique au nom de l'organisation terroriste État islamique constituait davantage de la propagande et une tentative de semer la discorde et la méfiance qu'une raison de craindre un attentat imminent. Deux jours plus tard était commis l'attentat dans le Thalys qui, sans le courage de héros américains et britannique, aurait pu faire des dizaines voire des centaines de victimes.

 Inutile d'énumérer la liste des attentats commis par les islamistes radicaux au cours de ces cinq dernières années, chacun l'a encore en mémoire. Pour mener une guerre contre le terrorisme, il faut d'abord clairement identifier l'ennemi. C'est ce qu'ont fait Yves Calvi et ses invités lors de l'émission « C dans l'air » qui a suivi l'attentat commis à Sousse, en Tunisie le 26 juin 2015 (39 morts et 39 blessés), en désignant clairement les salafistes et les Frères musulmans. 
La menace terroriste grève lourdement nos finances : présence policière renforcée, armée dans les rues, écoutes, protection de politiciens ou de personnes « sensibles », procédures de réinsertion (avec quels résultats ?) frais relatifs aux enquêtes, frais de justice, etc. Cela fait aussi partie de la tactique de l'État islamique : affaiblir les économies occidentales et dans le même temps, via des pays félons comme le Qatar et l'Arabie Saoudite, mais aussi par de l'argent récolté dans les mosquées ou parmi les communautés musulmanes (cela est dénoncé et parfaitement prouvé par Morten Storm dans son ouvrage : Agent au coeur d'Al-Qaïda), par des commerces légaux ou illicites, par les certificateurs halal, etc., se constituer un véritable trésor de guerre dans les pays occidentaux, ce qui leur permet de financer, au moment voulu, leurs attentats. En finale, c'est le citoyen en danger qui règle la note laissée par les terroristes.
Mais rien ne vous oblige de penser comme nous !